D’abord, on distingue deux types de psoriasis : le léger et le sévère. Le premier est traité par une association de vitamine D et de dermocorticoïdes, de forme galénique adaptée : “quand les plaques sont épaisses, on choisit une pommade, quand c’est suintant, on opte pour une crème, pour le cuir chevelu on privilégie une lotion ou un gel moussant”, détaille-t-il. On parle de forme sévère quand les plaques recouvrent plus de 10 fois la surface de la paume de la main, soit 10% du corps, ou alors quand les localisations sont gênantes, au niveau des plis, du visage ou encore des ongles, avec un risque de voir la maladie évoluer vers un rhumatisme psoriasique.
Dans ce second cas, on opte pour un traitement général. “Selon le schéma actuellement préconisé par la HAS, chez son dermatologue de ville, on peut se voir prescrire des traitements systémiques classiques, comme du méthotrexate, des rétinoïdes, de la cyclosporine qui est un immunosuppresseur, ou encore des séances de puvathérapie (dans des cabines de rayons UV). Mais ces traitements, qui sont les plus courants, ne suffisent pas toujours à soulager les patients sur la durée. »
En cas d’échec thérapeutique, rendez-vous à l’hôpital
Il existe une autre option, celle de dernier recours, les traitements par biothérapie. En cas d’échec thérapeutique, il faut se rendre à l’hôpital, explique le dermatologue : “Ces traitements ne peuvent pas être prescrits en dehors du milieu hospitalier”. Il s’agit de traitements découverts il y a 20 ans, des anti TNF alpha, des anti interleukines 12, 17 et 23. “Leur principe est d’être des immuno régulateurs. Un anticorps vient bloquer l’interleukine, ce qui empêche la communication et l’auto-excitation des cellules immunitaires à l’origine du psoriasis.”
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